Quelques photos de mon studio et moi prises entre 1998 et 2005. C’est pour cela que l’aménagement et la quantité de matériel peuvent varier d’une photo à l’autre.
J’ai passé plusieurs années à suivre l’évolution technologique, m’informer et étudier les nouvelles approches, possibilités ou techniques de travail pour essayer d’obtenir toujours la meilleure qualité de produit possible. En l’espace de cinq ans j’ai énormément évolué mon studio que ce soit du côté matériel ou logiciel, en passant également par le suivi des nouvelles technologies qui apparaissent chaque jours sur le marché. C’était une course perpétuelle et quotidienne qui coûte beaucoup d’argent mais également énormément d’énergie.
Je me suis donc donné des limites car je commençais à me demander si je n’étais pas en train de devenir l’esclave des machines au lieu du contraire, car je pense que la machine doit être à vos côtés comme assistante et donc au second plan. De nos jours le matériel domine l’humain et je pense que c’est pour cela que la musique d’aujourd’hui devient de plus en plus minimaliste et sans âme, car les nouvelles technologies sont mises à notre disposition dans le but de nous épauler dans notre travail mais nous arrivons là où nous n’aurions pas dû.
Car la machine prend le dessus sur l’artistique et c’est pour cela que je me suis mis un frein. Je ne veux pas faire de la musique où la technologie est au détriment de l’artistique, un studio devisé à 1'000'000 d’Euros vous apporte le matériel, encore faut-il savoir l’utiliser à bon escient, l’inspiration elle, peut venir à vous par le biais de vos doigts posés sur un vieux piano, et de coucher ces quelques notes bien à leur place sur un quatre pistes à bande des années quatre-vingt et en sortir un titre qui restera dans l’esprit des gens pendant des années durant.
A mon avis il ne sert à rien de se ruiner dans l’achat de studio gigantesque en pensant trouver de la matière. Par expérience il faut avoir, bien évidemment, un minimum de matériel pour pouvoir effectuer le travail recherché mais la matière première est l’art, et ça ne s’achète pas hélas, ça vient à vous ou ça s’acquiert.
Peut-être qu’un jour on regardera un peu en arrière et l’artistique dominera à nouveau la technologie pour le plus grand bonheur de ses auditeurs, en tous les cas je l’espère sincèrement.